Quelle bouffée d’air frais

Samedi 17 octobre 2009, par un après-midi d’automne particulièrement ensoleillée, je me rends au lieu de rendez-vous pour aller visiter la ferme de M. et Mme Biscar.

Les participants à la visite se comptent sur les doigts d’une main :

3 adultes (dont 2 membres actifs de l’association) et…Mattéo, petit bonhomme de 4 ans, plein de vie et d’enthousiasme, qui veut aller voir les vaches.

15h 50, toujours personne d’autre. Nous nous rendons à l’évidence et nous partons à 3, en comptant bien sûr Mattéo…

 

La ferme est à Arbus, petit village en haut d’une colline, avec un point de vue exceptionnel.

Nous sommes accueillis par M. Biscar, surpris de voir si peu de monde; heureusement, un couple venu d’une autre Amap nous a rejoint.

Nous voilà partis pour une visite guidée et privée…ce qui s’avère être un grand privilège !

M.Biscar ne se montre pas avare dans ses explications et répond à toutes nos questions.

L’exploitation est familiale, mais une personne est actuellement en formation pour seconder les Biscar, et son embauche est envisagée.

Producteur bio depuis 2003, il possède un cheptel de 25 vaches laitières, des Monbéliardes et des Holsteins.Quelques veaux sont vendus en viande bio et des génisses, nées à la ferme, sont sélectionnées pour devenir à leur tour des laitières.

La ferme compte 13 hectares de pâturages; une partie est réservée à la culture de la luzerne, le reste est cultivé avec d’autres variétés de céréales achetées à un producteur bio de Poey-de-Lescar et nécessaires pour enrichir l’alimentation du cheptel, surtout en hiver.

M.Biscar pratique avec ses bêtes une rotation des pâturages pour que les sols ne s’épuisent pas et se régénèrent.

 

Dans le laboratoire de transformation du lait, les règles d’hygiène sont strictes et respectées à la lettre; murs et sols sont carrelés de blanc, le matériel est en inox, une chambre frigorifique contient les produits finis ou en voie de l’être.

Toutes les étapes de la transformation du lait en beurre, crème, fromage blanc et yaourts nous sont bien expliquées.

Nous poursuivons notre visite dans l’étable, où à la grande joie de Mattéo sont parqués 3 petits veaux et 4 belles génisses. C’est dans cette étable que les vaches s’abritent durant les mois d’hiver, de novembre à mars.

Départ sur le lieu de la traite : nous suivons sur 2 km M. Biscar qui tracte chaque soir son mobile de traite, qu’il a lui même aménagé très astucieusement dans un camion.

Le regroupement des vaches se fait grâce à un chien rabatteur. Mais aujourd’hui, le chien hésite…il a trouvé Mattéo comme compagnon de jeu et en oublie presque sa mission ! Mais la voix de son maître l’encourage patiemment à l’aider.

Les vaches montent par 6 dans le camion. Les pis sont lavés, la trayeuse mise en place et c’est le moteur du tracteur qui va tout mettre en route. La traite dure 1h30.

Mattéo a pu déguster le lait chaud, directement sortit du pis, ce qui l’a beaucoup amusé.

 

 

Quelle bouffée d’air frais !

Ici, pas de course au profit, pas de tapage, les animaux sont aimés et bien traités, on y travaille sainement…

Vous qui lisez ce compte-rendu, si une autre occasion de visite se présente, n’hésitez pas à y aller avec vos enfants. Il faut promouvoir le travail bien fait et valoriser les relations de proximité. Pouvoir voir pour comprendre les différentes étapes de fabrication des produits qui arrivent dans notre assiette renforce notre philosophie d’Amapiens : rendre à la terre sa qualité première qui est de nourrir le plus sainement possible les populations avoisinantes.

Pour faire progresser le concept, il faut qu’un maximum de personnes s’implique. Les petits ruisseaux font les grandes rivières !

A bientôt chez les producteurs…

Odette P.

 

http://amapdegan.over-blog.com/article-visite-chez-m-et-mme-biscar-39916451.html